S'agissant d'une institution médicale, une personne de l'Ordre des médecins était également présente. Cette visite est liée à l'ouverture d'une enquête judiciaire sur une éventuelle violation du secret médical à la suite de la fuite des données de vaccination de la bourgmestre Veerle Heeren et de certaines personnes de son entourage. "Les employés du centre de vaccination ont fait preuve d'une totale coopération et ont expliqué le fonctionnement du système informatique. Ce système contient des informations médicales confidentielles sur les citoyens, les gens doivent être certains que ces informations médicales ne se retrouvent pas dans l'enquête", explique l'attaché de presse du parquet du Limbourg, Bruno Coppin.

"Avec l'aide du représentant de l'Ordre des médecins, nous avons déterminé la façon dont l'enquête peut se poursuivre sans divulguer ces données. Parmi les enquêteurs se trouvaient également des agents de la Federal Computer Crime Unit (FCCU), car une plainte a également été déposée pour piratage informatique", ajoute l'attaché de presse.

La visite du juge d'instruction n'avait pour objectif que de s'informer sur le fonctionnement du centre. Il n'y a eu aucune perquisition, aucun interrogatoire et aucune saisie. Un journaliste du site d'information local Trudocs, qui a divulgué l'information et les documents sur la vaccination précoce de Veerle Heeren, aurait également reçu la visite des enquêteurs. Jeudi soir, cette information n'avait toutefois toujours pas été officiellement confirmée par le parquet.