Le gouvernement fédéral et les gouvernements des Communautés et Régions s'étaient accordés lundi sur une première version du "Plan de relance et de résilience" et la répartition des subsides européens.

Le 20 juillet dernier, au terme d'un sommet européen-marathon, les pays de l'Union européenne ont convenu de se répartir 337 milliards d'euros de subventions et 385 milliards d'euros de prêts pour favoriser la relance post-coronavirus des économies nationales.

La Belgique bénéficiera de 5,95 milliards d'euros de l'UE pour financer sa relance. Les différents exécutifs du pays devaient trouver un accord pour répartir la manne entre les différentes entités. Ils y sont arrivés lundi et le comité de concertation était appelé à avaliser l'accord mardi par voie électronique.

L'échelon fédéral prendra 1,25 milliard, la Flandre 2,25 milliards, la Wallonie 1,48 milliard, la Fédération Wallonie-Bruxelles 495 millions, Bruxelles 395 millions et la Communauté germanophone 50 millions.

Des voix se sont élevées, dans plusieurs partis, pour protester contre la faible part de moyens réservés, sur le papier, à la Région bruxelloise, y compris au sein de DéFI et d'Ecolo, partenaires de la majorité bruxelloise, les Verts siégeant également dans les autres majorités concernées.

Réuni mardi midi, le gouvernement bruxellois a toutefois indiqué qu'il marquerait son accord, "par loyauté fédérale" sur la proposition de répartition en comité de concertation, disant avoir participé aux négociations avec "le souhait d'aboutir à un accord intra-belge qui permette l'élaboration d'un plan de relance à l'échelle du pays, avec des projets nationaux, ou des projets régionaux qui puissent se renforcer, afin de créer des effets de levier les plus importants possibles".

Il a notamment dit prendre note de ce que les Communautés, la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles investiront également sur le territoire bruxellois (un quart des 495 millions d'euros dédiés à la FWB seront investis sur le territoire bruxellois), ainsi que l'État fédéral".

Le gouvernement bruxellois a cependant précisé qu'il attendait "de la poursuite des travaux un soutien complémentaire fort pour relancer l'économie de la capitale du pays".

Les États membres de l'UE doivent remettre une première ébauche à la fin janvier de leur plan à la Commission européenne qui vérifiera s'il s'inscrit bien dans les critères et les priorités convenus, notamment les transitions climatiques et numériques. La version finale doit être introduite au mois d'avril.