Alain Mathot, l’ancien bourgmestre de Seraing, est accusé dans une nouvelle affaire de blanchiment d’argent et de prêts douteux. Voilà qui tombe mal pour le Parti socialiste alors qu’on vote le 26 mai prochain. Il faut toutefois fortement relativiser l’impact que pourrait avoir cette information sur les résultats des élections.

Il en faut plus au PS...

Tout d’abord, des mandataires PS ont trempé, depuis le début des années 90 (affaire Agusta), dans une série de petits et gros scandales sans pour autant disparaître de la carte aux élections suivantes. Il en faut manifestement davantage pour pousser les électeurs du PS à choisir une autre formation dans les urnes.

Par ailleurs, les ennuis d’Alain Mathot ne sont pas neufs. Et ils sont nombreux. Il est notamment soupçonné d’être impliqué dans le scandale de commissions occultes qui auraient été payées pour la construction de l’incinérateur de Herstal.

Un pas de côté

En juillet de l’année dernière, à nouveau mis en cause par la justice dans le cadre de ce dossier (il aurait perçu 700. 000 euros), Alain Mathot avait annoncé qu’il arrêtait la politique. Il ne se présenterait ni aux élections locales d’octobre ni aux élections générales du 26 mai prochain.

Autrement dit, le fils de Guy Mathot avait déjà fait un pas de côté et ne figure sur aucune liste électorale. Le contraire eut été embarrassant pour le PS. Lors des dernières élections fédérales la question de la candidature d’Alain Mathot sur la liste socialiste s’était déjà posée mais, finalement, la fédération liégeoise du PS avait décidé de le maintenir dans la course malgré les menaces judiciaires qui lui pendaient sous le nez.

Sur la liste socialiste pour la Chambre, c’est la jeune Laura Crapanzano, échevine à Seraing, qui occupe la place (la quatrième) qu’Alain Mathot aurait pu avoir. Dans la Cité du fer, la dynastie des Mathot est désormais éteinte...