Le gouvernement wallon a marqué mercredi son accord sur les modalités d'organisation du "contact tracing" destiné à freiner la propagation de la pandémie de Covid-19 en Wallonie. Comme à Bruxelles, le processus se mettra en place en deux phases. La première, de test, sera menée par l'Agence wallonne pour une Vie de Qualité (AVIQ), appuyée par des fonctionnaires volontaires d'autres départements, à partir du 4 mai. La seconde sera menée par un partenaire extérieur et coordonnée par l'AVIQ, "à partir de mi-mai".

A l'issue de la réunion de mercredi, le gouvernement wallon a précisé que ce dispositif proposé par la ministre de la Santé Christie Morreale (PS) s'insérait dans le cadre de la construction d'un modèle de traçage commun aux trois Régions, inédit à l'échelle du pays. La volonté est d'avoir les mêmes profils de fonction, des modèles-types de questionnaires et des formations identiques tout comme un système central de reporting "afin de garantir une vue globale et permanente de la situation épidémique en Belgique...". 

La première phase sera assurée à partir de lundi prochain par l'AVIQ et sa Cellule des Maladies infectieuses ainsi que des volontaires de la Fonction publique wallonne. Un appel aux volontaires vient d'être lancé. Ceux-ci seront formés d'ici la fin de la semaine (via l'e-learning principalement) et entameront le « contact tracing » à partir de lundi. Plusieurs dizaines d'agents sont attendus pour tester le processus. 

La supervision de ce premier dispositif sera assurée par la Cellule des Maladies infectieuses de l'AVIQ qui dispose d'une expertise importante en la matière. C'est elle qui organise le traçage depuis plus de 10 ans pour tout type d'épidémie (rougeole, malaria, etc.). En vue de la seconde phase, dont le lancement est prévu mi-mai, un marché public de services urgent relatif à des prestations externalisées de « contact tracing » a été lancé mercredi. aujourd'hui. Il prévoit que le prestataire pourra mobiliser environ 570 personnes jusqu'au 31 décembre 2020 (avec possibilité de prolongation). Le marché public portera sur les prestations de service de calls centers, de prestations sur le terrain ainsi que leur supervision, en ce compris le matériel nécessaire (ordinateurs, GSM, etc.) et la protection des travailleurs (masques, gel, gants, etc.). La Cellule des Maladies Infectieuses assurera le pilotage du projet en lien permanent avec le prestataire de service qui sera désigné par la Wallonie.