Comme le 28 octobre dernier, la majorité PS-MR-Ecolo et le cdH lui ont accordé leur confiance tandis que le PTB a voté contre, estimant notamment que "les décisions politiques qui sont prises doivent être débattues démocratiquement". "Je ne convaincrai pas le PTB mais je veux tout de même rappeler que la Wallonie est aujourd'hui montrée du doigt dans le monde entier. Nous essayons de faire au mieux, le plus rapidement possible", a justifié le ministre-président wallon, Elio Di Rupo.

"Tout n'est pas de nature politique. Ici, ce n'est pas une question politique mais une question sanitaire", a-t-il ajouté.

Dans les rangs de l'opposition toujours, le cdH avait expliqué, mercredi matin, qu'il voterait pour la prolongation des pouvoirs spéciaux à l'exécutif tout en exigeant de ce dernier qu'il les utilise efficacement. "Les pouvoirs spéciaux, ça doit servir à transformer une petite voiture en voiture puissante, capable de réagir rapidement. Or, là, on a l'impression que c'est toujours Mister Bean qui est au volant alors qu'on aurait besoin de Lewis Hamilton", avait ainsi raillé le chef de file des humanistes à la Région, François Desquesnes.

"Nous ne votons pas cette prolongation de gaité de cœur mais nous sommes confrontés à un état de nécessité", a pour sa part défendu le chef de groupe Ecolo au parlement régional, Stéphane Hazée, soulignant que les pouvoirs spéciaux accordés sont temporaires et strictement limités à la gestion de la crise sanitaire.