Le ministre flamand de la Mobilité et des Travaux publics, Ben Weyts, n’est pas seulement l’un des principaux dirigeants de la N-VA. Il appartient aussi au noyau de fortes têtes qui, en 2001, ont posé les fondations d’un nouveau parti indépendantiste flamand. Dans le quotidien "De Morgen", le citoyen de Beersel, samedi, s’exprimait pour la première fois sur le départ brutal de deux députés N-VA, Hendrik Vuye et Veerle Wouters. A l’aide d’une métaphore automobile : "Sans aucun doute, il s’agit d’une bosse dans notre carrosserie, mais ce n’est pas un sinistre total".

Ben Weyts dit néanmoins se sentir très affecté par l’épisode, d’autant que c’est lui qui avait encouragé Hendrik Vuye, professeur de droit à l’université de Namur, à rejoindre la N-VA. "Hendrik et moi sommes amis, et nous allons le rester. Je le comprends d’ailleurs parfaitement. Quand on est habitué à la liberté académique, le carcan d’un parti politique devient vite étouffant." Suit un flot d’éloges à l’égard de l’ex-député. "Hendrik est un homme cordial, attentionné, hyperintelligent. Et comme spécialiste en droit constitutionnel, il va manquer à toute la N-VA."

…et le député Hendrik Vuye répond que Ben Weyts "reste un ami"

Hendrik Vuye, qui siégera désormais à la Chambre comme député indépendant, a réagi à cette interview par un bref commentaire sur le réseau Twitter. "Ben reste un homme de droiture et un ami. La politique n’a pas cassé ça."