Politique belge

Dans leur projet d’accord, les partis de la majorité bruxelloise prévoient d’apporter une solution concrète à 15. 000 des 43.000 ménages bruxellois en attente d’un logement social.

Pour y parvenir, ils comptent notamment remettre des bâtiments en état, d’en construire de nouveaux et d’en acquérir pour répondre à la demande d’une population bruxelloise formée de 65 % de locataires. Il s’agira aussi de fournir des garanties locatives à ces demandeurs. Le gouvernement compte imposer un cadastre des loyers.

"Aujourd'hui, on n'a pas le choix, c'est une urgence absolue. On va mobiliser tous les acteurs qui sont mobilisables", a expliqué le ministre-président Rudi Vervoort sur Bel RTL ce jeudi matin. Parmi ces "acteurs mobilisables" figurent notamment les promoteurs immobiliers. "Pour les acteurs privés, c'est une modification des règles en matière d'urbanisme", a précisé le socialiste. Ils seront donc obligés de créer des logements sociaux "quand ils construiront là où on est en déficit et là où les indices socio-économiques sont plus élevés qu'ailleurs. Ce sera la règle".

La norme, inscrite noir sur blanc dans la déclaration de politique générale par les six partenaires, indique que "15% de logements à finalité sociale sur l'ensemble du territoire régionale répartis de manière équilibrée par commune et par quartier".

Rudi Vervoort en personne a admis qu'il ne croyait pas à cet objectif. "Ça, c'est la norme. Je ne me fais pas d'illusion, on n'y arrivera pas. Mais il faut fixer une ligne."