David Clarinval (MR) a fait une sortie retentissante ce samedi dans la Libre. Pour cause: le vice-Premier ministre y balayait la possibilité d'une alliance entre le PS et la N-VA, évoquant "un arc-en-ciel avec le CD&V ou de nouvelles élections". Même s'il a souhaité clarifier ses propos dans un communiqué, ces derniers ne sont pas passés inaperçus. Invité de Matin Première, Jean-Luc Crucke (MR) a, à son tour, tenu à tempérer ces déclarations. Selon lui, ce qu'a voulu exprimer David Clarinval c'est surtout de l'"inquiétude". "Depuis les élections, les pistes semblent difficiles en termes de coalitions possibles et cela fait un an qu'on est sans gouvernement", a détaillé le ministre wallon du Budget au micro de la Première.

Quant à un éventuel arc-en-ciel, le libéral a estimé qu'il était encore trop tôt pour se prononcer. "Si vous regardez le schéma politique, il y a deux partis importants, le PS et la N-VA, et cela tombe sous le sens qu'aujourd'hui il faut que tout soit fait pour les mettre ensemble, a expliqué Jean-Luc Crucke, contrairement à ce qu'avait initialement déclaré David Clarinval ce week-end. Quelle que soit la solution, elle sera compliquée, sinon on aurait déjà un gouvernement mais la solution de stabilité, c'est le PS et la N-VA".

Mais s'il a reconnu que les libéraux ont des points communs avec les nationalistes flamands dans leur programme, le ministre wallon a tenu toutefois à se distancier du discours actuel du président de la N-VA. "Les propos qui on été émis par Bart De Wever m’ont blessé et ont blessé beaucoup de Wallons, a regretté Jean-Luc Crucke. Il y a des choses qui ne se disent pas et j'en ai assez qu'on nous traite comme des Untermensch parce qu'on est wallons". 

Enfin, le libéral wallon a lancé un appel aux présidents du PS et de la N-VA. "Cessez ces petites phrases lourdes qui n'apportent aucune solution", a-t-il lancé en écho aux sorties médiatiques houleuses de ces derniers jours. 

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