Christophe Lacroix n’avait pas mâché ses mots dans "La Libre" pour évoquer la condescendance vis-à-vis de la Wallonie et de ses ministres, qu’il avait perçue chez certains ministres fédéraux MR, lors du comité de concertation de mercredi. Visant surtout Charles Michel et Didier Reynders, le ministre wallon du Budget déplorait que "pour certains MR, la Wallonie, c’est de la merde" . Le président du Mouvement réformateur n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué intitulé "Stop aux insultes, oui au débat serein", Olivier Chastel appelle le PS au calme : "Les propos excessifs échangés par voie de presse n’apaisent pas le débat budgétaire." M. Chastel dit également constater que "les agressions verbales ne proviennent que d’une seule région du pays, alors que ses dirigeants devraient plutôt prendre leurs responsabilités pour assurer son développement socio-économique" . Et pan ! Voilà qui va certainement apaiser le débat…

"Le PS nous traite de hussards, de fachos, de racistes"

Denis Ducarme, chef de groupe MR à la Chambre, connu pour ne pas avoir sa langue en poche, en a rajouté une couche. Selon lui, les attaques répétées, semaine après semaine, "commencent à ressembler à des discussions d’ivrognes dans des cafés mal famés". "Le PS nous traite de hussards, de fachos, de racistes. Avant, c’était les bruits de botte, et maintenant la Wallonie qui est de la merde. Pour un grand parti wallon comme le MR, c’est choquant. Le PS choisit d’aller puiser son vocabulaire politique dans les décharges. C’est un glissement inédit et inquiétant. Pour la noblesse de notre engagement politique à tous, il serait souhaitable de retrouver de la tenue dans notre confrontation, même si elle rude et même si on ne s’aime pas toujours humainement. On ne peut donner ce spectacle au citoyen, qui va encore l’éloigner du politique." C’est sûr, avec ça, le PS est calmé…