Les préformateurs Egbert Lachaert et Conner Rousseau se rendent chez le Roi ce mercredi. Ils ont encore environ 24 heures pour restaurer la confiance entre les 7 partis, après le psychodrame de ces derniers jours.

Bouchez a présenté ses excuses   

Au MR, dont le président Georges-Louis Bouchez a été pointé du doigt par d'autres négociateurs, notamment pour son interview dans Humo, on joue la carte de la désescalade. Georges-Louis Bouchez a présenté ses excuses ce dimanche aux autres négociateurs pour cette interview, qualifiée par l'intéressé de "faute de goût". La volonté semble clairement de ne pas faire capoter les négociations qui ont encore une chance d'aboutir et de ne pas braquer les partenaires.

Pour ces raisons, le parti a imposé à ses membres un strict silence radio médiatique durant deux jours. Une communication a été envoyée par les partis à ses élus. Le parti ne veut plus aucune prise de parole, au vu des profondes crispations. C'est pour respecter cette consigne que Benoît Piedboeuf, chef de groupe à la Chambre, a choisi d'annuler son passage en radio ce mardi matin alors qu'il était l'invité de 7h50 sur Bel-RTL, dans l'émission de Fabrice Grosfiley. 

"Chaque mot peut être mal interprété et faire l'objet d'une polémique. Ce silence imposé montre que contrairement à ce qu'on a pu dire, le MR souhaite que les négociations réussissent, et c'est le cas depuis le début", souligne un ténor libéral.

Georges-Louis Bouchez, de son côté, serait prêt à adopter une attitude moins vindicative dans les négociations. "Mais si Georges-Louis arrête de se battre sur toutes les balles, que fera l'Open Vld? Accepteront-ils la note trop à gauche telle qu'elle est actuellement? C'est la grande question", nous assure une source au parti. "Mais cette fois, je pense qu'on va arriver à un accord."

En interne, certains aiguisent leur lame

Les prochaines heures seront décisives pour l'avenir du pays, comme pour le MR. Si le parti se voyait renvoyé dans l'opposition, avec pour conséquence probable d'être éjecté des majorité wallonnes et à la Fédération, la situation de Georges-Louis Bouchez à la présidence risque fort d'être intenable. En interne, certains aiguisent déjà leur lame en attendant de voir s'il y a un accord.