"Je ne vois pas comment, en termes de contenu, nous pourrions gouverner avec le Vlaams Belang. Ils sont très loin de nous, tant d'un point de vue éthique que socio-économique", a affirmé Egbert Lachaert, le nouveau président de l'Open Vld, lundi matin sur LN24. 

"Je ne vois pas sur quels thèmes nous pourrions discuter ensemble", a-t-il ajouté alors que le parti d'extrême droite poursuit, dans les sondages, sa progression en Flandre. Egbert Lachaert a été élu vendredi, au premier tour, à la présidence de l'Open Vld où il succède à Gwendolyn Rutten. Peu connu au sud du pays, il faisait ce lundi matin, la tournée d'une partie des médias francopones.

Il y a notamment répété son opposition aux exclusives en vue de la formation du futur gouvernement fédéral. "La crise politique, qui dure depuis 18 mois, est très profonde dans notre pays. Mais si il y a un moment pour encore prendre ses responsabilités, c'est maintenant. Ce n'est plus l'heure des exclusives d'un côté ou de l'autre. Nous devons chercher des solutions pour le 1er septembre", a-t-il expliqué sur Bel RTL.

"Pour moi, l'important, c'est le contenu. S'il est assez libéral, je pourrai le défendre auprès des membres de mon parti", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la possibilité de gouverner sans la N-VA, Egbert Lachaert a insisté sur la nécessité d'un bon plan de relance, "ce qui va de pair avec une majorité fédérale plus large".

"Le plus important, c'est un état efficace. Or, on est loin de ça en Belgique. Si il y a une réforme de l'Etat en 2024, je serai pour mais cette réforme devra être libérale, avec certaines matières, comme la santé, qui pourraient être refédéralisées tandis que d'autres, dont le marché du travail, iraient aux Régions", a enfin indiqué le nouveau président de l'Open Vld.

Ce dernier devrait rencontrer Paul Magnette et Conner Rousseau, "dans les prochains jours". Les présidents du PS et du sp-a ont pris l'initiative, à la mi-mai, de consulter les dix partis qui ont participé jusqu'à présent aux négociations et soutenu l'octroi des pouvoirs spéciaux au gouvernement Wilmès. Ces pouvoirs spéciaux expirent à la fin juin et ne devraient pas être prolongés.