Lundi, le ministre-président Jan Jambon (N-VA) avait annoncé aux élus qu'il y aurait pour le nord du pays un vaste "plan de relance" pour relever la tête après la crise liée à la pandémie de Covid-19. Ce plan de relance, avec 4,3 milliards d'euros d'investissements exceptionnels, serait en grande partie financé par le soutien que la Flandre espère obtenir de l'Europe.

Cet élément a été vivement critiqué durant les débats de mercredi par le Vlaams Belang, dans l'opposition. Stefaan Sintobin, qui s'exprimait à la place du chef de groupe Chris Janssens, malade, a reconnu les bienfaits supposés du futur plan pour l'économie de la Flandre. Mais du côté du financement, comment le gouvernement peut-il garantir que la Région bénéficiera de 3 milliards d'euros de fonds européens de soutien, a-t-il interrogé.

Face à lui, le ministre flamand des Finances et du Budget, Matthias Diependaele (N-VA), avait assuré que le gouvernement proposera à la mi-octobre un plan qui remplira toutes les conditions européennes. Selon lui, la Flandre peut effectivement compter sur 3 milliards, alors même que le vaste plan de relance européen "Next Generation EU" doit encore poursuivre son parcours législatif pour produire ses effets à partir de 2021.

Les chefs d'État et de gouvernement des 27 avaient validé en juillet la proposition de la Commission d'un plan de relance européen à 750 milliards, financé par un emprunt de la Commission sur les marchés des capitaux. Une grande part de ces fonds passera par la "Facilité pour la reprise et la résilience" (672,5 milliards). Pour en bénéficier, chaque État membre doit présenter sous peu un projet de plan exposant un programme national de réformes et d'investissements. Selon les dernières estimations, la Belgique dans son ensemble pourrait compter sur 5,15 milliards d'euros de subventions au titre de cette facilité, en plus d'éventuels prêts.