Politique belge

Le Parti populaire portera plainte avec constitution de partie civile contre X vendredi, pour abus de biens sociaux, détournement, escroquerie et prise illégale d'intérêts, a annoncé jeudi son président Mischaël Modrikamen. 

Dans son viseur: les partis traditionnels, acteurs principaux des dossiers Publifin, Brutele et Centre informatique du Hainaut (CIH). Cette plainte, qui sera déposée vendredi à Bruxelles, Liège, ou Charleroi, aura pour effet de saisir directement un juge d'instruction. Si elle est officiellement dirigée contre X, le texte qui la détaille vise clairement le PS, le cdH, le MR et, dans une moindre mesure, Ecolo.

Elle se base sur trois affaires révélées récemment, le dossier des comités de secteurs de l'intercommunale Publifin (à Liège), les rémunérations indument perçues chez Brutele, et les indemnités versées par l'ASBL Centre informatique du Hainaut (CIH). "Nous commençons avec trois ou quatre faits simples, mais chaque fois que de nouveaux faits seront découverts, nous étendrons la saisine du juge", a souligné M. Modrikamen lors d'une conférence de presse.

Le Parti populaire a même lancé un site internet, baptisé www.mainspropres.be en référence à l'opération menée en Italie il y a 25 ans contre la corruption dans la classe politique, pour que les citoyens se signalent s'ils veulent que la plainte soit également déposée en leur nom.

Le Parti populaire réclame l'euro symbolique mais espère que la procédure judiciaire permettra de "bouleverser le paysage politique en profondeur" pour le réformer. D'autres plaintes, sur des sujets connexes, pourraient être déposées ultérieurement.