Il fixe les responsabilités de l’Europe, du fédéral et des entités fédérées.

Le président du PS Paul Magnette a présenté mardi un plan de sortie de crise en quatre phases "jusqu’à l’après-corona", y compris dans le long terme. Le Parti socialiste y a travaillé activement depuis plusieurs semaines.

Le plan repose sur 125 mesures qui définissent principalement les responsabilités des niveaux de pouvoir européen, fédéral et des entités fédérées autour d’une priorité absolue : l’urgence sanitaire.

En faisant connaître le fruit de son travail évolutif, le PS entend fournir, sans vouloir de précipitation, sa contribution à un vaste débat démocratique dans le contexte de son appui extérieur au gouvernement fédéral minoritaire.

"Nous croyons qu’après la crise que nous connaissons, ce serait une faute politique d’en revenir à un business as usual ", juge Paul Magnette.

De son propre aveu, de nombreuses mesures proposées ne sont pas neuves dans le chef des socialistes. Mais elles reposent sur plusieurs constats tirés de la crise.

À l’en croire, c’est en phase trois, celle de la relance, qu’il importera d’amorcer une transition vers un autre modèle économique et de vie en société. L’Europe devra revoir toutes ses règles budgétaires et élargir ses recettes propres via la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, et la taxation des Gafa. Elle devra amplifier le Green Deal.

Le fédéral devra quant à lui garantir le financement pérenne des soins de santé, de l’ensemble de la sécurité sociale et des services publics. Les entités fédérées devront accompagner les entreprises vers la transition. (Belga)