Après les rencontres de ce mardi avec le PS, le PTB a annoncé mardi soir ne pas vouloir revoir le parti socialiste ce jeudi lors des consultations qui sont prévues à Namur. Selon le parti de gauche radicale, le PS ne serait pas prêt à aller assez loin dans les changements nécessaires.

Les discussions avaient de toute façon assez mal commencé, selon les membres du PTB. “Il n’y avait pas de rouge autour de la table, juste de l’eau plate, avait déclaré Raoul Hedebouw mardi soir. Une nouvelle séquence s’ouvre, mais il nous faudra des engagements clairs, parce que dire ‘oui’ à certaines de nos demandes, puis durant la législature dire qu’il y a un carcan budgétaire, ça ne pourra pas aller.”

De fausses excuses, selon le PS

Au PS, on démentait formellement ces propos. “Contrairement à ce qu’affirme le PTB, il y avait bien du rouge autour de la table” des discussions en vue de former le prochain gouvernement wallon, affirmait pour sa part ce mardi Elio Di Rupo, le président du PS.

Notre démarche est réelle et sincère. Le PTB doit arrêter de chercher des prétextes", a-t-il ajouté. "Il faut dénoncer les faux prétextes invoqués par le PTB. Nous ne sommes pas les méchants et nous ne pouvons pas nous laisser traiter de la sorte ; nous ne sommes pas des paillassons", ajoute encore Elio Di Rupo.

"Nous avons proposé de les revoir ce jeudi à Namur. Nous maintenons notre invitation" a-t-il assuré.

"Ce mardi, nous avons tenté de parler d'avenir alors que le PTB revient sans cesse sur le passé, dont on peut évidemment faire des dizaines d'analyses. Nous avons discuté et nous avons des points de rupture, mais nous sommes là pour trouver des solutions. Le PTB doit être prêt à assumer ses responsabilités", termine-t-il.

Raoul Hedebouw n'en démord pas quant à lui: "Nous avons fait le tour de tous les points et nous sommes au bout d'un cycle. Le PS a déjà la tête ailleurs. Il faut que les socialistes arrêtent de nous prendre pour des cons et nous respectent".