Le FN belge et Agir pourraient présenter des listes lors des scrutins de 2018 et 2019, selon RésistanceS.be.

Selon Résistances.be, le site de l’observatoire belge de l’extrême droite, certains anciens du FN belge - dont l’ancien député wallon Jean-Pierre Borbouse - tentent de faire renaître de ses cendres l’ersatz belge du parti français. L’objectif, selon RésistanceS, étant de revenir dans le jeu politique au Sud du pays à l’occasion des élections de 2018 (communales et provinciales) et de 2019 (fédérales, régionales et européennes) en surfant sur la vague Marine Le Pen. S’inscrire, comme dans les années 80-90 en Wallonie, dans cette mouvance est sans doute électoralement très porteur.

Le hic, c’est que depuis le mois de septembre 2016 et la décision de la Cour d’appel de Liège, le FN belge ne peut plus porter le nom de sa grande sœur française. La Cour avait en effet donné raison à Marine Le Pen qui ne voulait plus être associée au FN belge.

Deux voies sont envisagées pour contourner l’obstacle. La première est juridique. Selon le coordinateur du site, Manuel Abramowicz, un pourvoi en cassation devrait être examiné au mois de juin ou au mois de septembre 2017. Et si la Cour de cassation maintient l’interdiction, il restera encore la possibilité de se rendre devant la cour européenne des droits de l’homme.

Revoilà "Agir"

L’autre voie, la création ou la réactivation d’ASBL. FN-UP-FN-NF, une ASBL fondée dans les années 80 par Jean-Pierre Borbouse et mise en sommeil lorsque ce dernier s’est associé à Daniel Féret vient d’être sortie de sa léthargie. La deuxième ASBL dont parle RésistanceS est "Jeune Europe". Ses statuts viennent d’être déposés au Moniteur belge. On y retrouve, Jean-Pierre Borbouse - encore - et Salvatore Nicotra (conseiller communal à Fleurus sur une liste nommée Ligue européenne, patriotique, égalitaire et nationaliste ou LEPEN). L’un des buts de "Jeune Europe" étant de déposer des listes de candidats lors des élections communales, provinciales, régionales, fédérales et européennes.

Enfin, une troisième ASBL est dans le collimateur de RésistanceS. Il s’agit d’"Agir" qui n’est pas une inconnue dans la nébuleuse d’extrême droite. On se souviendra que c’est sous cette appellation qu’en province de Liège, plusieurs candidats d’extrême droite ont réussi à se faire élire lors des communales et provinciales de 1994. L’ASBL activée par Salvatore Nicotra pourra aussi soutenir un parti du même nom aux prochaines élections.