Le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej, réclame une réunion rapide de la commission des Finances.

Le chef de groupe PS à la Chambre, Ahmed Laaouej, réclame une réunion rapide de la commission des Finances de la Chambre après la publication samedi par le journal L’Echo des conclusions d’un rapport d’audit confidentiel accablant de l’Inspection des finances relatif au siège bruxellois de la police fédérale, a-t-il indiqué samedi soir à l’Agence Belga.

D’après ce rapport d’audit confidentiel de l’Inspection des finances, le siège de la police fédérale a, en effet, coûté 312 millions d’euros, soit des dizaines de millions d’euros en trop au contribuable. Le rapport dénonce, en outre, une série de manquements graves dans ce dossier, comme le non-respect de la loi relative aux marchés publics.

L’Inspection des finances dit par ailleurs craindre que les manquements constatés dans ce dossier se répètent dans d’autres dossiers immobiliers plus récents, en particulier parce qu’il s’agit d’importants contrats de location impliquant des travaux d’aménagement.

PS et Écolo veulent entendre Koen Geens

Pour toutes ces raisons, le député socialiste réclame une réunion rapide, soit à la rentrée, de la commission des Finances de la Chambre afin d’entendre non seulement les auteurs du rapport mais aussi le ministre qui a la tutelle sur la Régie des bâtiments.

Le député fédéral Écolo Gilles Vanden Burre a également “demandé, au nom du groupe Écolo-Groen, aux présidents de la commission des Finances (Kattrin Jadin) et des entreprises publiques (Jean-Marc Delizée) que ce rapport d’audit soit envoyé à l’ensemble des députés et que des auditions soient organisées au Parlement au vu de la gravité des manquements constatés dans ce rapport”. L’écologiste demande à ce que le ministre de tutelle de la Régie des bâtiments (Koen Geens), l’administrateur général de la Régie des bâtiments (Laurent Vrijdaghs) et les auteurs du rapport d’audit soient auditionnés en commission.

Une vente “transparente”

Dans une réaction, la Régie des bâtiments dit avoir pleinement coopéré à l’audit et affirme qu’elle tiendra compte des recommandations. Elle signale également que l’expertise a eu lieu il y a plusieurs années. “Nous avons déjà ajusté et affiné notre procédure interne sans attendre la publication de celui-ci”, indique-t-elle.

Tant l’achat que la vente et la location de la Cité administrative de l’État (où se situe le siège de la police fédérale, NdlR) à Bruxelles se sont déroulés en toute transparence et selon les règles en vigueur à l’époque”, a pour sa part réagi dimanche l’agence immobilière néerlandaise Breevast.

À l’époque, Breevast détenait 60 % de la Cité administrative tandis que les 40 % restants se trouvaient entre les mains d’Immobel. La joint venture avec Immobel a ainsi remporté l’appel d’offres lancé par la Régie des bâtiments. En outre, il n’y avait pas que la police fédérale qui était intéressée par la location du bâtiment, la Commission européenne avait également marqué son intérêt, ajoute la société néerlandaise.