Le prochain gouvernement fédéral devra compter au moins six à sept femmes dans ses rangs, a affirmé vendredi à Washington le vice-Premier ministre libéral belge Alexander De Croo (Open Vld). "Des treize ministres du gouvernement fédéral, trois seulement sont des femmes. Je ne peux pas m'imaginer que le prochain gouvernement soit composé de manière aussi déséquilibrée sur le plan de l'égalité entre les genres", a-t-il déclaré.

Le ministre des Finances et de la Coopération au développement séjourne à Washington pour participer aux réunions de printemps du Fonds monétaire internationale (FMI) et de la Banque mondiale. Il doit en profiter pour lancer dans la capitale américaine la version anglophone de son livre "De Eeuw van de Vrouw" (The Age of Women. Why feminism also Liberates men, en français Le siècle de la femme). Il y plaide pour davantage d'égalité entre les sexes et le fait de confier davantage de responsabilités aux femmes.

Pour atteindre un tel objectif, le recours un un système de quotas est "défendable", selon M. De Croo. Au moins au sein des institutions publiques. "Au sein de l'administration, l'utilisation de quotas est parfaitement défendable. Dans les entreprises privées, non", a-t-il souligné.

Le ministre des Finances a préparé un projet de loi qui stipule que la direction de la Banque nationale de Belgique (BNB) devra compter un tiers de femmes d'ici 2020.

Ce texte a déjà été approuvé par la commission des finances de la Chambre et devrait être soumis à la plénière après les vacances de Pâques.

Le Conseil de régence ne compte qu'une femme parmi ses dix membres.

M. Croo souhaite étendre ce principe d'équilibre au prochain gouvernement fédéral, qui devrait, selon lui, compter "au moins six à sept femmes".