Le sp.a n'est pas "scotché" au PS, a affirmé la députée flamande et ancienne ministre fédérale du Budget Freya Van den Bossche (sp.a), mercredi, dans l'émission De Ochtend sur Radio 1. Elle y a par ailleurs appelé les socialistes francophones à ne pas dire "non" a priori aux nationalistes de la N-VA. "On ne sait pas jusqu'où la N-VA est prête à aller. Je trouve que ça vaut la peine d'écouter et de parler", a-t-elle indiqué. "Chaque jour apporte un nouveau scénario" à la saga de la formation du gouvernement fédéral. "Mais tant que le CD&V maintient la N-VA à bord, une coalition Vivaldi est impossible. Et tant que le PS maintient son veto, l'alternative n'est pas possible non plus", a-t-elle souligné.

"Nous ne sommes pas mariés au PS. Nous ne constituons pas un parti unique. Il y a des points d'accord mais aussi des différences. Nous nous comprenons mais nous n'avons pas toujours le même point de vue", a poursuivi Freya Van den Bossche en rappelant que le PS avait déjà participé à des gouvernements - du début du gouvernement Leterme I en 2007 à la chute de Leterme II en 2010, ndlr - sans son homologue flamand.

Elle a également regretté que le PS exclue catégoriquement une majorité avec le parti de Bart De Wever alors que celui-ci a tendu la main aux socialistes, en plaidant notamment pour un relèvement des pensions. "On ne sait pas à quoi est disposée la N-VA. je trouve que ça vaut la peine d'écouter et de parler". Si le résultat est insuffisant, on peut alors se retirer ou essayer de négocier, a-t-elle conclu.