Interrogé sur les dernières décisions du Comité de concertation, le socialiste flamand n'a pas mis des gants, ce dimanche 17 mai. Conner Rousseau (Vooruit) n'a pas hésité à soutenir son ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, quitte à tacler ses partenaires de majorité. "Je veux aussi ouvrir autant de portes que possible", a-t-il déclaré sur le plateau de De Zevende Dag. "Mais là c'est trop laxiste et trop bâclé." Selon lui, trop de gens veulent marquer des points au sein du Comité de concertation, "sans tenir compte de la situation dans son ensemble".

Le président de Vooruit s'en est directement pris au Premier ministre, Alexander De Croo (Open Vld), concernant le Covid safety ticket, mais également au ministre flamand de la Jeunesse, Benjamin Dalle (CD&V), sur les protocoles pour les camps de vacances. Rousseau a ainsi estimé que "rien n'était correctement organisé pour les camps de jeunesse".



Enfin, il a fait part d'une "crainte" qu'il partageait avec le ministre de la Santé au sujet du dernier Comité de concertation. Celle-ci concerne le fait que les accords n'ont pas été mis par écrit, contrairement à ce qui était fait d'habitude. Pour le président de Vooruit, cela ne peut que mener à davantage de confusion et à une plus grande ambiguïté.

"On ne peut pas avoir un pied dans le gouvernement et l'autre à l'extérieur"

Les propos particulièrement virulents du socialiste flamand n'ont pas manqué de faire réagir ses partenaires de majorité. Le président de l'Open Vld, Egbert Lachaert, s'est par ailleurs étonné d'un tel discours venant du leader d'un parti au pouvoir. "C'est bizarre qu'un président de parti majoritaire réagisse de la sorte", a-t-il regretté auprès de Het Nieuwsblad. "Si vous êtes à la table de négociations, vous devez également défendre les décisions prises. Vooruit doit savoir ce qu'il veut. On ne peut pas avoir un pied dans le gouvernement et l'autre à l'extérieur." Le CD&V s'est pour sa part défendu de ne pas avoir organisé correctement les protocoles pour les camps de jeunesse.