En deux pages, le secrétaire général de la Chambre, Marc Van der Hulst, répond à des critiques énoncées dans un article publié le 22 août dernier par le quotidien Het Laatste Nieuws, notamment par une historienne et un constitutionnaliste flamands, Maartje van der Laak et Stefan Sottiaux, en vue de la publication de leur ouvrage intitulé "2031, het einde van België? " ("2031, la fin de la Belgique?").

Pour le secrétaire, "le volume contenant la Constitution originale de 1831 ne se trouve pas dans un 'casier de vestiaire', mais dans un coffre-fort de très bonne qualité".

S'il admet que "l'environnement du coffre-fort bénéficie d'un décorum pour le moins modeste, cet élément n'a aucune incidence sur la conservation de la Constitution", assure-t-il.

La boîte dans laquelle le volume contenant la Constitution est emballé est "une boîte spéciale sans acide, un matériel standard dans le monde des bibliothèques et des archives."

"Seuls les volumes les plus précieux sont placés dans une boîte et conservés horizontalement. La plupart des volumes dans les archives et les bibliothèques sont simplement rangés verticalement et à nu sur des étagères et dans des armoires", se défend M. Van der Hulst.

Il assure que le document est maintenu à l'abri de toute poussière, dans les conditions classiques du monde des bibliothèques et des archives. Il dément toute volonté de le cacher: la Chambre l'a d'ailleurs ramené récemment sous le feu des projecteurs grâce à un film vidéo et une publication sur son site internet.

Et si l'historienne et le constitutionnaliste ont pu prendre dans leurs mains, sans gants, le volume contenant la Constitution, c'est que la tendance à porter des gants en tissu blanc dans le secteur des bibliothèques et des archives a été abandonnée: les gants, offrant une moins bonne adhérence, accroissent le risque de dommage "mécanique" aux feuilles des documents.

Le document est conservé dans l'obscurité, ce qui permet d'éviter une décoloration de l'encre sous l'effet de la lumière, ajoute M. Van der Hulst. L'exposer sous verre comme proposé dans l'article présenterait un risque "très important". Un fac-similé de bonne qualité peut offrir une solution, suggère le secrétaire.