Les discussions sur le contenu d'un accord se poursuivent. Le président des chrétiens-démocrates, Joachim Coens, a créé la surprise lundi après le Bureau de son parti en annonçant qu'il réclamait un entretien avec ses homologues du sp.a et de l'Open Vld. Selon lui, le projet de coalition Vivaldi était "sous pression".

"Nous avons conclu des accords clairs la semaine passée sur plusieurs thèmes que nous souhaitons voir résolus d'une certaine manière et j'ai l'impression que ce n'est pas le cas pour le moment. Cela me contrarie particulièrement", a déclaré M. Coens en quittant la réunion de son Bureau politique.

Le président du CD&V n'a pas précisé quels étaient les éléments qui posaient problème. Plusieurs points tiennent à coeur de son parti, dont les dossiers éthiques, et plus particulièrement la loi sur l'avortement, et une future réforme institutionnelle.

Le problème concernait "un détail dans les textes", une formulation variant d'un document à un autre. "Une petite erreur", ajoutait-on. "Mais ce n'était pas nécessaire de provoquer pendant toute la journée une tempête dans les médias à ce sujet".

Après leur réunion avec M. Coens, les deux préformateurs veulent se réunir avec les présidents des sept partis impliqués dans le projet de coalition, soit dans la soirée, soit mardi. Une réunion des "sherpas" (les techniciens des différents partis) doit avoir lieu au préalable.