Le comité de concertation entre les gouvernements régionaux et celui du fédéral mercredi matin n'a débouché sur aucune nouvelle mesure pour faire face au coronavirus mais les différents ministres ont souligné l'importance de "ne pas céder à la panique".

Pour eux, il est important d'avoir des "mesures proportionnées" par rapport à la situation en Belgique. "Les conseils restent les mêmes", a répété le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS). "Quelqu'un qui n'a pas de symptômes ne doit pas appeler son médecin. Les laboratoires sont mobilisés. Les hôpitaux et les ministres aussi. Les citoyens ne doivent pas avoir peur. Les laboratoires fonctionnent et des cas sont identifiés. Toutes les informations sont sur un et un seul site internet: www.info-coronavirus.be."

Le ministre-président wallon a par ailleurs poursuivi en expliquant que "les hôpitaux et leur personnel sont des professionnels. Ils n'attendent pas un conseil des ministres pour savoir ce qu'ils doivent faire".

"Nous sommes loin de fermer les écoles", a aussi expliqué pour sa part le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Pierre-Yves Jeholet (MR). "La situation est loin d'être comparable à la France. Cela n'a pas de sens, aujourd'hui, d'en fermer. Il faut avoir des mesures proportionnées."

Si la pénurie de masques fait couler beaucoup d'encre, Elio Di Rupo se montre moins alarmiste. "Il y a des stocks de masques dans certains hôpitaux mais on analyse la situation. La pénurie ne concerne pas tous les hôpitaux", a-t-il précisé.

Le ministre bruxellois de la Santé Alain Maron (Ecolo) a rappelé que la situation est évaluée chaque jour et que les mesures peuvent être amenées à évoluer. Il a aussi mentionné qu'aucune mesure particulière n'était prise concernant l'annulation éventuelle de certains événements à Bruxelles.