Politique belge

Cinquante-cinq associations réclament la mise en oeuvre d'un plan de lutte contre le racisme. A leurs yeux, le résultat des élections en démontre toute l'urgence. "Les élections du 26 mai sont le résultat logique d'un laxisme prolongé dans la lutte contre le racisme. Toute la société sera gagnante si les luttes pour la justice sociale, écologique et fiscale et contre le racisme structurel sont inscrites au cœur des accords de gouvernements", déclarent ces associations regroupées au sein de la Coalition pour un plan d'action interfédéral contre le racisme.

La Coalition ne veut pas se concentrer sur la seule situation en Flandre, où le Vlaams Belang a pris la place de deuxième parti.

"Ce serait oublier que dans tout le pays, l'exclusion de personnes racisées perdure depuis des décennies. Durant tout ce temps, la lutte contre le racisme n'a jamais été une véritable priorité pour les différents gouvernements. Les craintes que la société multiculturelle suscite chez certains électeurs ont même été exploitées et renforcées. Les déclarations et pratiques racistes ont été normalisées. Les conséquences du racisme structurel, telles qu'observées dans de nombreuses études, ont été minimisées. Il est grand temps de rattraper le temps perdu en implémentant des mesures ambitieuses contre le racisme structurel, dans tous les domaines sociétaux", souligne-t-elle.

Un plan interfédéral de lutte contre le racisme demeure lettre morte depuis de nombreuses années. La Coalition appelle les entités fédérale et fédérées à tenir une première réunion pour discuter du contenu et du budget qui sera affecté à ce plan d'action.

La Coalition regroupe des associations flamandes et francophones: Ligue des droits humains, MRAX, Collectif Mémoire coloniale, Hart boven Hard, etc.