Les organisations patronales ne comprennent pas la décision des syndicats de maintenir la manifestation nationale du 2 décembre, malgré l'accord politique sur le budget et les réformes structurelles. Le président du Voka, réseau d'entreprises flamand, Luc De Bruyckere, a appelé dimanche avant-midi dans un communiqué de presse à montrer son sens des responsabilités et à annuler la manifestation du 2 décembre à Bruxelles. "Il serait irresponsable de créer par cette action l'inquiétude et l'insécurité", a indiqué le président du Voka.

Rudi Thomaes, le patron de la Fédération des entreprises de Belgique, s'est également exprimé en ce sens dimanche sur les ondes de la VRT. "Il serait particulièrement négatif pour la Belgique de voir la crise politique se transformer en agitation sociale", a-t-il souligné.

Karel Van Eetvelt, l'administrateur délégué d'Unizo, s'est également indigné de cette manifestation. "Les négociateurs ont tout fait pour préserver le pouvoir d'achat des travailleurs. Les employeurs ont eux aussi du mal à accepter certaines mesures, mais ils réagissent en travaillant davantage. Et que font les travailleurs? Ils manifestent et font grève".

Le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI) déplore pour sa part que les syndicats ont déjà recours à des actions. "Cela démontre une étroitesse d'esprit et un comportement irresponsable", selon le syndicat.