Le vaccin AstraZenecca ne sera pas pour l'instant injecté aux personnes de plus de 55 ans. Son efficacité sur les personnes à partir de 56 ans “n’a pas encore été suffisamment démontrée”, estime le commissariat corona qui a annoncé samedi qu’une vaccination anticipée serait d’application pour plusieurs groupes âgés de 18 à 55 ans avec le vaccin AstraZeneca.

Le personnel enseignant ne figure pas dans la liste des personnes qui le recevront de manière anticipée, car il n’a pas été inclus dans la liste des fonctions critiques. “C’est surprenant, inadmissible, inacceptable…”, a pointé dans le Soir Joseph Thonon, président de la CGSP Enseignement, agitant la menace d’une grève.

En effet, à partir de la mi-février, l’injection du vaccin AstraZeneca commencera pour le plus grand nombre de personnes possibles au sein des groupes suivants, dans cet ordre :

1) Les professionnels des soins de santé de 18 à 55 ans (environ 200.000 personnes)

2) Les résidents et le personnel (18-55 ans) des autres institutions de soins collectifs, telles que les centres de revalidation, les institutions psychiatriques ou encore le personnel des institutions résidentielles de protection de l’Enfance et de la Jeunesse. Cela peut coïncider avec la vaccination des plus de 55 ans par les vaccins Pfizer et Moderna au sein de ces établissements.

3) Les groupes à risque présentant des comorbidités (18-55 ans), par ordre d’âge décroissant (entre 500.000 et 1.000.000 de personnes).

4) Les 18-55 ans dans les forces de police, donc les unités d’intervention sur le terrain au sein de la police, les ambulanciers des pompiers, ainsi qu’un groupe très restreint de militaires qui réalisent des missions internationales dans des zones à risque. 

C’est à ce groupe de fonction critique que souhaitait être inclus le personnel enseignant. La conférence interministérielle des ministres de la santé a jugé que ces fonctions enseignantes n’entraient pas dans la définition de fonction critique, car étant en mesure de garder la distance physique grâce au matériel de protection. 

“Lors de la réunion de la CIM Santé publique de samedi dernier, il a été décidé de ne reprendre qu'un groupe très restreint qui occupe des fonctions critiques dans le plan de vaccination pour les prochains mois, à savoir les unités opérationnelles de la police sur le terrain, les ambulanciers des pompiers, ainsi qu’un groupe très restreint de militaires qui réalisent des missions internationales dans des zones à risque”, nous indique le cabinet de Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé. “Il a été explicitement décidé de se limiter à ces fonctions critiques. Cela n’exclut pas que des gouvernements qui le souhaiteraient pourraient encore revenir à un stade ultérieur sur la demande de vacciner également d’autres groupes de façon prioritaire, mais il faut tenir compte du fait que le calendrier de vaccination est déjà plein pour les prochains mois, par la vaccination du personnel soignant, des plus de 65 ans et des personnes qui présentent un risque particulier en raison de leurs comorbidités. La vaccination de ces groupes prendra plusieurs mois.”