"Il ne faut pas se tromper de débat", ajoute-t-il. Des discussions sont en cours avec les autorités politiques et les acteurs de la mobilité afin de gérer la situation. Le ministre rappelle que le service de trains relève du plan de transport approuvé par le conseil des ministres et que la suppression de voyages va à l'encontre des avis du groupe d'experts Corona ainsi que des scientifiques, qui ont plaidé pour une offre maximale afin de favoriser la distanciation sociale.

"Ni la SNCB ni le ministre de tutelle ne peuvent supprimer des trains à leur guise de façon ponctuelle sans raisons valables", ajoute François Bellot.

Plusieurs bourgmestres de Flandre occidentale ont annoncé "unilatéralement" leur volonté de refuser les trains vers certaines destinations de la Côte mais l'organisation sur le réseau ne permet pas de modifier le service dans des délais si courts, poursuit le ministre.

"De plus, la suppression de ces trains auraient un impact sur l'ensemble du réseau et pas uniquement sur la Côte", précise-t-il encore. "Même en supprimant des trains, ceux qui souhaitent se rendre aujourd'hui à Blankenberge ou plus généralement à la Côte pourront toujours le faire grâce aux bus, trams et trains en provenance de gares de stations balnéaires voisines ou grâce à la voiture."

Le ministre de la Mobilité ajoute que des discussions sont en cours avec les autorités politiques et les acteurs de la mobilité afin de pouvoir gérer cette situation "de la façon la plus constructive et la plus efficace possible".