Si chacun s'accorde sur la nécessité d'un fédéralisme plus efficace, les sensibilités sont toutefois divergentes sur la voie à prendre.

Ce texte déjà signé par des représentants des mêmes partis pose plusieurs principes: il estime que la structure institutionnelle doit être simplifiée pour être plus efficace mais refuse une réforme de l'Etat qui mènerait vers le séparatisme ou le confédéralisme et insiste sur le maintien de la solidarité interpersonnelle.

La coalition Vivaldi a pour ambition de mener un large débat sur le futur institutionnel du pays en vue de 2024. Ces dernières années, des voix se sont fait entendre en faveur d'une refédéralisation de certaines compétences. Fidèle à son credo fédéraliste, BPlus abonde dans ce sens. "La refédéralisation de certaines compétences n'est pas un tabou", dit-elle.

"Dans le débat institutionnel, on est taxé de belgicain si on ose proposer des refédéralisations. Mais après six réformes de l'Etat qui ont renforcé l'autonomie des Régions et des Communautés, on devrait oser réfléchir dans l'autre sens. Tout ce qu'on a régionalisé ne fonctionne pas toujours au mieux", a souligné le président, Tony Van de Calseyde.

Le MR s'est déjà clairement positionné dans cette direction et les jeunes libéraux l'ont rappelé mardi. Davantage régionaliste, le PS dit n'avoir pas de "tabou" sur la question. Les jeunes CD&V n'ont pas été aussi loin mais leur président, Kevin Maas, n'a pas caché qu'il voulait sortir son parti d'un "réflexe régionaliste flamand".

La position la plus radicale est celle du PTB. Les communistes forment le seul parti national au parlement. Ils plaident pour un "fédéralisme unitaire" et estiment qu'il faut refédéraliser plusieurs compétences, dont la Santé. A leurs yeux, en prenant exemple du système allemand, il faut donner au niveau fédéral la primauté sur les entités fédérées et lui laisser le soin de tracer les grandes orientations de la fédération.

Ce choix va trop loin, pense-t-on au PS. La mise en place du fédéralisme est le fruit d'un combat, notamment wallon. "Il ne faut pas oublier pourquoi on est là. Il faut respecter la volonté d'autonomie de chacun pour pouvoir avancer", a souligné Lucas De Doncker au nom du MJS.