Le syndicat libéral ne partage pas l'enthousiasme des fédérations patronales quant au paquet de mesures socio-économiques approuvées samedi. Plusieurs d'entre elles "ne respectent ni la concertation sociale ni les travailleurs fixes des entreprises", fustige le syndicat libéral dans un communiqué. 

Les principaux ministres du gouvernement et les présidents des dix partis soutenant les pouvoirs spéciaux accordés à l'exécutif ont approuvé samedi une douzaine d'arrêtés royaux visant à donner une base juridique à des mesures socio-économiques et de santé supplémentaires pour combattre les effets de la pandémie de coronavirus.

Si la Fédération des entreprises de Belgique s'est réjouie de ce "ballon d'oxygène" et que Comeos s'est dit satisfait des nouvelles possibilités offertes aux secteurs vitaux pour approvisionner les magasins, le son de cloche est tout autre du côté de la CGSLB.

L'augmentation de 100 heures du quota actuel de 120 heures supplémentaires volontaires pour les travailleurs des secteurs vitaux contrevient aux règles européennes, dénonce le syndicat, qui s'insurge de l'absence d'obligation pour les employeurs de payer un sursalaire pour ces heures.

Par ailleurs, la facilitation de la mise à disposition de travailleurs, l'autorisation de contrats à durée déterminée successifs et le recours aux étudiants et aux demandeurs d'asile "ne respectent ni la concertation sociale ni les travailleurs fixes des entreprises", déplore encore la CGSLB.

Sur la question des récoltes saisonnières, le syndicat ne comprend pas que le système de cumul de la rémunération avec des allocations soit limité aux chômeurs temporaires et non élargi aux chômeurs complets.

Enfin, la CGSLB réclame "une réglementation claire pour mettre fin aux abus constatés ces derniers temps de la part d'employeurs qui déclarent en chômage temporaire des salariés en incapacité de travail dans l'objectif de se soustraire à l'obligation de leur payer le salaire garanti".