En cause, selon plusieurs sources flamandes de premier plan : les propos et le comportement du président du MR, Georges-Louis Bouchez. 

Pour rappel, dans une interview publiée sur le site du magazine Humo, le leader libéral affirmait entre autres que le gouvernement Vivaldi avec les partis écologistes serait plus à droite que le gouvernement qui aurait pu voir le jour sur la base de l'association entre le PS et la N-VA. Georges-Louis Bouchez affirmait également dans cet entretien que Sophie Wilmès devait rester au "16". 

Par ailleurs, confie un informateur flamand, " Monsieur Bouchez est revenu sur une série de dossiers du futur accord de gouvernement qui avaient déjà été validés. Il veut tout renégocier".

Une autre source déplore " une faute de goût" de la part du président du MR, évoquant la même interview dans le magazine flamand. 

"Bouchez est en pleine opération de sabotage de la Vivaldi, estime un troisième informateur proche des négociations. Cela fait quatre jours qu'il veut tout revoir : migration, institutionnel, fiscalité... La sortie dans Humo ce dimanche matin était un coup préparé à l'avance pour faire capoter les négociations. En fait, Bouchez veut prolonger le gouvernement Wilmès II en y ajoutant quelques ministres des autres partis actuellement autour de la table."

Le comportement du leader du MR irrite même dans les rangs de l'Open VLD, le parti frère des libéraux francophones. 

Du côté du MR, on se défend de vouloir bloquer les discussions : "Il n'y a rien à bloquer car, en fait, on n'a pas un seul accord depuis vendredi. Pas un seul..." Il semble, en particulier, que les demandes venant de la famille socialiste passent mal chez les libéraux francophones : "Les socialistes se croient dans une formule de majorité où ils pèseraient 85%", ironise un libéral. 

Actuellement, les discussions sont menées "en bilatérales". On verra si une nouvelle réunion des sept formations de la Vivaldi est envisageable en soirée...

Pour rappel, les préformateurs Lachaert et Rousseau sont attendus chez le Roi ce lundi. Ils doivent lui remettre leur rapport final et lui proposer le nom d'un formateur et futur Premier ministre.