Les 75 parlementaires wallons élus à l'issue du scrutin du 26 mai dernier ont officiellement prêté serment ce mardi après-midi au Parlement de Wallonie qui compte désormais 23 députés socialistes (-7 par rapport à la législature précédente), 20 MR (-5), 12 Ecolo (+8), 10 cdH (-3)et 10 PTB (+8).

Les nouveaux élus se sont réunis une première fois sur le coup de 14h00. Au cours de cette séance inaugurale, les trois commissions de vérification des pouvoirs, chargées principalement de préparer la validation des élections, ont été installées après tirage au sort. La séance a ensuite été suspendue, le temps que ces commissions préparent leur rapport.

En 2014, ce qui ne devait être qu'une formalité avait tourné au vinaigre, l'unique commission de vérification des pouvoirs de l'époque - au sein de laquelle le MR avait décroché par tirage au sort 4 sièges sur 7 - bloquant le parlement pendant 3 jours et 3 nuits en raison de recours déposés dans différents arrondissements électoraux, dont ceux de Liège, de Verviers et de Charleroi.

Depuis, la procédure a été revue et les nouveaux parlementaires - dont 41% sont des femmes pour une moyenne d'âge de 46 ans - ont prêté serment sans encombre ce mardi en fin d'après-midi.

Une quarantaine de nouveaux élus

Parmi ces nouveaux élus, certains étaient déjà parlementaires régionaux lors de la législature précédente. D'autres débarquent à Namur pour la première fois ou y reviennent après avoir siégé à d'autres niveaux de pouvoir. C'est notamment le cas de Laurent Devin (PS), Sabine Laruelle (MR), Benoît Dispa (CDH), André Frédéric (PS), Véronica Cremasco (Ecolo) ou encore Manu Disabato (Ecolo). François Bellot (MR), lui, a brièvement démissionné de son poste de ministre fédéral des Transports pour prêter serment au parlement régional avant de s'y faire remplacer.

Au total, une quarantaine de nouveaux élus devraient siéger au Parlement de Wallonie où, pour rappel, il est désormais interdit de cumuler mandats régionaux et locaux à moins d'avoir obtenu un taux de pénétration permettant de déroger à cette règle. En vertu de ce principe, sont notamment autorisés à cumuler Christophe Collignon, Pierre-Yves Dermagne, Paul Furlan et Jean-Charles Luperto pour le PS; Caroline Cassart, Jacqueline Galant, Manu Douette et Jean-Luc Crucke - qui reste pour l'instant ministre wallon - pour le MR ou encore Benoît Dispa pour le cdH.

D'autres ont dû choisir entre leur mandat communal et leur siège de député wallon. Au PS, André Frédéric et Dimitri Legasse ont ainsi choisi Namur, tout comme Bénédicte Linard et Christophe Clersy chez Ecolo ainsi que Anne-Catherine Goffinet et Julien Matagne au cdH. Autorisé à cumuler, René Collin a quant à lui décidé de privilégier son mandat régional, permettant à Benoît Dispa d'être à la fois parlementaire wallon et bourgmestre de Gembloux.

A l'heure actuelle, il semble que seule la bourgmestre de Comines-Warneton, Alice Leeuwerck, ait privilégié sa commune.

Collignon (PS), nouveau président - provisoire - du Parlement

Le socialiste Christophe Collignon a été désigné, jusqu'à nouvel ordre, président du parlement régional en remplacement du cdH André Antoine qui siégera désormais sur les bancs de l'opposition.

Jacqueline Galant (MR) et Manu Di Sabato (Ecolo) ont quant à eux été nommés vice-présidents de l'assemblée tandis que les fonctions de secrétaires seront assurées par Sophie Pécriaux (PS) et Jean-Paul Wahl (MR).

Ces désignations ne devraient toutefois être que provisoires, dans l'attente d'un accord de majorité à la Région où les discussions se poursuivent entre les partenaires possibles.

D'ici là, le perchoir sera occupé par Christophe Collignon qui a dès lors acté la démission du gouvernement et a félicité les nouveaux parlementaires. "Il y aura des moments de tensions et d'échanges intenses. Nous sommes véritablement au coeur de la démocratie", leur a-t-il assuré.