C'est une sortie, qui va faire du bruit. Dans Matin Première, Jean-Marc Nollet a avoué qu'il ne respectait plus la bulle sociale . Une mesure mise en place par le gouvernement mais qui est "intenable" et qui n'a "plus de sens"selon le co-président d'Ecolo.

>> À lire également : "Un clash entre De Croo et Wilmès", Ecolo veut élargir la bulle: les tensions au sein de la Vivaldi ravivées

Sur Twitter, Paul Magnette (PS) a réagi à cette sortie controversée:" Si un président de parti explique publiquement qu’il ne respecte pas les règles du confinement, comment attendre des citoyens qu’ils les respectent ? Les bras m’en tombent "

Le président de Défi a quant à lui estime que "si les règles sont injustes, il faut les changer. Si elles sont justes, il faut les assumer et donner l'exemple". François De Smet a demandé de "cesser ce jeu 'un pied dedans, un pied dehors'. Le comportement des partenaires de la Vivaldi fragilise l'adhésion déjà fragile de la population".

Le ministre-président Jan Jambon (N-VA) s'est quant à lui dit stupéfait. Interrogé par Belga en marge d'un événement presse à Gand, il souligne lui aussi la valeur d'exemple que doivent garder les responsables politiques et la nécessité de rester cohérents avec les décisions que l'on prend.

Pour le président du MR, Georges-Louis Bouchez, "le politique doit respecter les principes, c'est une évidence, mais ce n'est pas parce que vous êtes un homme ou une femme politique que vous n'êtes pas un être humain avant tout. Une bulle d'une personne ne correspond pas à la réalité telle que les gens la vivent", a-t-il réagi sur la RTBF.

Interrogé par la DH, Maxime Prévot, président du CDH et l'un des leaders de l'opposition, a réagi à la sortie médiatique du président d'Ecolo. Le Namurois a expliqué qu'il "respectait depuis le début la règle de 1 personne à la maison et de 4 maximum en terrasse". Ce qui ne l'a pas empêché de remettre la règle en cause. "Je dénonce depuis de nombreuses semaines l'incohérence de la règle de la bulle de 1. Elle doit être modifiée. Au minimum, ce doit être possible de recevoir un couple à la maison", a proposé Maxime Prévot. "Mais ce n'est pas acceptable pour autant qu'un président d'un parti qui participe à toutes les décisions à tous les niveaux de pouvoir déclare fièrement qu'il ne respecte pas la règle. Comment voulez-vous ensuite que les citoyens adhèrent aux règles et les respectent eux-mêmes ? À quoi bon demander des sacrifices aux indépendants, aux gens dans leurs contacts sociaux, aux jeunes, aux aînés, aux artistes et aux soignants si ceux qui édictent les règles les bafouent ? C'est difficilement compréhensible."

Tom Meulenbergs, le porte-parole du Premier ministre Alexander De Croo, a également fait part de sa réaction à l'agence Belga : "Les règles s'appliquent à tout le monde et elles sont là pour une bonne raison: lutter contre la propagation du virus". "Ce n'est pas toujours facile, mais c'est justement parce que tant de Belges ont fait des efforts ces derniers mois que nous sommes parvenus à éviter une troisième vague dans notre pays", a-t-il rappelé. "Respecter les règles en vigueur est le meilleur moyen de garder les chiffres sous contrôle. Les derniers mois l'ont prouvé. Mais bien sûr, c'est difficile. Nous voulons tous retrouver au plus vite notre vie d'avant. C'est la raison pour laquelle le Comité de concertation examinera également vendredi comment donner plus de perspectives dans les semaines et les mois à venir, sans prendre le risque d'une troisième vague."

De son côté, Jean-Marc Nollet a aussi pris la parole sur Twitter en assumant sa confidence : "Pas d'hypocrisie".