Les mots d'Anthony Mallego, qui assiste les deux fils et la mère de Ilse Uyttersprot, sont acerbes envers sa consœur. "Ce qu'elle a déclaré dans la presse va à l'encontre de toute forme de dignité pour la famille, la ville d'Alost et toute personne qui enquête sur les faits. Avant même que l'on ait pu consulter le dossier, la presse parlait d'excuses comme le coronavirus, une dépression et même le son du carillon qui aurait provoqué une crise. On est aussi immédiatement passé de la qualification d'assassinat à celle de meurtre et on a commencé à appeler la victime par son prénom."

La divulgation des détails de l'affaire à la presse par la défense est également inacceptable pour l'avocat de la famille. "Qu'elle déclare que le marteau était dans la pièce d'à côté ne montre aucun respect pour la victime. Je vais donc en informer le bâtonnier, qui prendra des mesures. J'attends la reconstitution des faits", poursuit Anthony Mallego.

"Ce qui est arrivé est irréel. Nous voulons à présent rester calmes et sereins. La famille se sent soutenue par ses proches et amis. Un dernier adieu aura lieu vendredi en cercle restreint", conclut-il.

De son côté, l'avocate Krist'l De Paepe affirme ne pas se sentir impressionnée. "Quelle bêtise! Qu'il le fasse! Je défendrai mon client comme je l'entends. Et à propos du fait que j'aurais parlé de "Ilse": tout le monde la connaissait comme "notre Ilse". Laissons le bâtonnier juger", déclare-t-elle.