Le sp.a demande une enquête indépendante sur les défaillances qui touchent les centrales nucléaires. Le président du parti socialiste flamand, John Crombez, soupçonne dans la presse dominicale Engie Electrabel de manipulation afin de faire grimper les factures. 

Le sp.a met en avant que les centrales nucléaires belges connaissent des problèmes techniques depuis quatre ans. "Ces problèmes se manifestent principalement à l'automne et pendant l'hiver, au moment où le besoin d'électricité est le plus important", invoque John Crombez dans le journal De Zondag. "On peut se demander si Engie Electrabel ne prévoit pas stratégiquement ses travaux de maintenance au moment où les prix de l'électricité son plus élevés."

Le sp.a demande dont à la ministre fédérale de l'Energie, Marie-Christine Marghem (MR) de faire mener une enquête indépendante pour examiner les raisons et le calendrier des problèmes au sein des centrales.

"Nous voulons connaître l'impact sur les factures des ménages", poursuit-il, rappelant que la ministre a déjà promis une telle étude par le passé.

De son côté, Engie Electrabel s'est dite "étonnée" de la sortie du socialiste flamand. "Les arrêts temporaires des centrales belges au début de l'hiver 2018 sont dus, d'une part, aux travaux de prolongation de l'exploitation de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1 et, d'autre part, aux injonctions de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire. L'exploitant s'est naturellement conformé à ces exigences", a réagi le fournisseur d'énergie.

"Les unités belges sont revenues progressivement sur le réseau à partir du 12 novembre 2018. Six unités sur sept produisent depuis de l'électricité locale et décarbonnée en toute sûreté", insiste-t-on chez Engie Electrabel. "Chaque unité belge doit être arrêtée tous les 12 ou 18 moins pour maintenance planifiée."

La société met l'accent sur les moyens humains, techniques et financiers déployés "bien au-delà de ses obligations légales", ce qui a permis selon l'entreprise d'aider les autorités à assurer la sécurité d'approvisionnement.