Le ministre fédéral François Bellot soumettra dans dix jours à ses collègues régionaux sa "vision interfédérale" de la mobilité pour 2030, qui passe notamment par la création d'une agence afin de mieux coordonner "des gens qui aujourd'hui travaillent chacun dans leur coin". Les problèmes d'embouteillage, la faiblesse de l'offre de transport en commun, la demande croissante de services de mobilité partagée, leur traduction dans des applications numériques, la gestion de ces données numériques, etc., nécessitent une coordination plus forte entre niveaux de pouvoir, après 30 ans de régionalisation de la Mobilité, ressort-il d'un entretien du ministre MR au quotidien Le Soir.

Dix-huit thèmes ont été identifiés dans cette vision interfédérale 2030, dont six nécessitent des décisions communes aux différents niveaux de pouvoir. Mis à l'ordre du jour du comité exécutif des ministres de la Mobilité en avril dernier, le dossier a jusqu'à présent été reporté. Il reviendra le 14 janvier prochain sur la table interministérielle.

Plusieurs axes s'en dégagent: la création d'une agence interfédérale, l'élaboration d'un schéma directeur intermodal, une base commune pour les applications de mobilité de la SNCB et des sociétés régionales de transport, une meilleure coordination des financements et de la fiscalité, le partage des données de mobilité, etc.

En relançant sa vision 2030 alors que le gouvernement fédéral est en affaires courantes, M. Bellot espère aussi alimenter les débats électoraux, selon Le Soir.

Interrogé sur Bel-RTL, le ministre a par ailleurs affirmé que les travaux du RER ne devraient pas subir de retard du fait des affaires courantes, si les budgets prévus sont bien votés par le Parlement. Concernant le survol de Bruxelles, il note que la 2e partie de l'étude d'incidences sera présentée dans les prochaines semaines et que la 3e phase est attendue fin avril, début mai. "Le prochain gouvernement aura enfin une étude objective, indépendante, pour pouvoir décider en connaissance de cause", commente-t-il.