Dans ce bref message daté du 27 février dernier, le libéral parlait du "lobby juif" qui "fait des heures supplémentaires". Entre-temps, Vincent Van Quickenborne est devenu vice-Premier et ministre en charge de la Justice, ce qui passe mal du côté de la LBCA.

Le tweet, en néerlandais, pourrait être traduit par "le lobby juif fait des heures supplémentiares ces jours-ci. Après Alost, Washington". Il accompagne un extrait d'article de journal relayant les vives critiques de celui qui était alors le ministre israélien des Affaires étrangères, Yisrael Katz, envers Bernie Sanders, qui était candidat à l'investiture démocrate à la présidentielle américaine. Ce dernier, lui-même juif de religion, avait qualifié le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de "raciste réactionnaire" et s'était prononcé en faveur d'un retour de l'ambassade américaine en Israël de Jérusalem, capitale disputée, à Tel-Aviv. Ces paroles, lors d'un débat démocrate, lui avaient valu la colère de Yisrael Katz, qui avait alors sous-entendu que ceux qui soutiennent Israël ne devraient pas pousser la candidature de Bernie Sanders.

Selon la LBCA, l'usage des mots "lobby juif", la "terminologie antisémite la plus éculée", pour qualifier les critiques du ministre israélien, pose problème.

Contacté mardi après-midi, le cabinet de Vincent Van Quickenborne n'a pas souhaité réagir.