La ministre du gouvernement Wilmès appelle aussi la classe politique à plus de discrétion.

Les libéraux flamands traversent une période compliquée. Le parti est divisé sur l’opportunité de gouverner au fédéral avec ou sans la N-VA et ces tergiversations sont aggravées par la tension liée à des élections internes. La présidence de l’Open VLD, actuellement occupée par Gwendolyn Rutten, est en jeu. Le bourgmestre d’Ostende, Bart Tommelein, a annoncé récemment sa candidature et a reçu, jeudi, un appui important : celui de la ministre fédérale de la Santé publique et des Affaires sociales Maggie De Block. "Bart Tommelein a la carrure pour devenir président du parti", a-t-elle confié dans l’édition flamande du magazine Newsweek.

Les élections à la présidence de l’Open VLD auront lieu en mars 2020 et, actuellement, Bart Tommelein est le seul candidat de poids à s’être lancé officiellement dans la course. Prudent, Bart Tommelein a jusqu’ici refusé de choisir entre la formule de majorité fédérale associant les libéraux aux socialistes, aux écologistes et au CD&V (la coalition "Vivaldi") et la formule associant le PS et la N-VA.

Dans l’entretien accordé par Maggie De Block à Newsweek, la ministre a également émis des critiques sur le comportement de la classe politique à l’égard des discussions menées au fédéral. Ces dernières patinent et Maggie De Block appelle ses pairs à davantage de discrétion. "Nous ne réussirons pas si nous continuons comme nous le faisons actuellement. On voit passer des tweets publiés par un peu tout le monde, par des personnes qui ne sont pourtant pas assises à la table des informateurs royaux (Georges-Louis Bouchez et Joachim Coens, NdlR). Il faut de la discrétion. Faisons confiance aux négociateurs."

La note Magnette

Maggie De Block pointe notamment la "fuite" dans les médias des différentes versions du rapport élaboré par Paul Magnette lorsqu’il était informateur. La ministre reconnaît que la divulgation de mesures contenues dans ces documents avait causé des troubles au sein de sa formation. Elle prend toutefois ses distances avec le travail du président du PS : "Cette note était principalement un document de Magnette lui-même et pas tellement une synthèse de ce qui avait été discuté avec les autres partis."