La ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld) espère pouvoir conclure le mois prochain un accord avec les partenaires sociaux du secteur de la santé valable pour les prochaines années, a-t-elle déclaré jeudi à la Chambre. Les députés doivent voter dans l'après-midi la pérennisation du "Fonds blouses blanches" qui comprend une enveloppe de 400 millions d'euros supplémentaires pour le secteur des soins.

Le secteur de la santé réclame plus de personnel, de meilleures conditions de travail et une revalorisation salariale. Ces exigences sont anciennes, mais elles ont été renforcées par la crise du coronavirus. Le non-marchand l'a rappelé jeudi lors d'une action à Bruxelles.

À la Chambre, Meryame Kitir (sp.a), Barbara Creemers (Groen) et Robby De Caluwe (Open Vld) ont voulu savoir comment Maggie De Block allait accéder à ces demandes.

La ministre de la Santé a rappelé qu'un dialogue social avait été récemment engagé. "Il y a déjà eu trois réunions constructives. L'intention est de parvenir à un accord social pour les années à venir d'ici un mois. Dans tous les cas, la profession doit être rendue plus attractive. On dénombre environ 5.000 postes vacants dans le secteur de la santé", a-t-elle indiqué.

Répondant aux députés Catherine Fonck (cdH) et Mathieu Bihet (MR), le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) a de son côté exprimé le souhait de voir les métiers infirmiers reconnus comme pénibles. "Un accord n'a pas pu être engrangé dans le secteur privé avant la chute du gouvernement", a regretté le ministre. "J'espère que cette réforme pourra être poursuivie."

Catherine Fonck a estimé que la sortie du ministre des Pensions n'était que "poudre aux yeux". "Le ministre Bacquelaine renvoie à une proposition de loi du MR qui règlerait la question. Or, même si cette proposition était votée, les infirmiers et aides-soignants ne seraient toujours pas reconnus comme métier pénible. La seule chose que ce texte contient est la suppression de tous les tantièmes préférentiels pour de nombreux métiers comme les enseignants, la police, les militaires, les pompiers en relevant donc l'âge de leur pension à 65-66-67 ans."