Le volet "climat" des notes remises par Paul Magnette aux partis prenant part aux discussions fédérales prévoit une évolution vers des voitures de société uniquement "zéro émission" d'ici 2023 ou 2024, ont appris L'Echo et De Tijd. Cela signifierait la fin des "voitures salaires" à moteur thermique. D'ici quatre ans, l'avantage fiscal des nouveaux contrats de voiture de société ne serait plus exigible que pour des véhicules dits "propres", c'est à dire ne produisant pas d'émissions polluantes lors de leur utilisation. L'idée serait de commencer par une approche progressive où les contrats de leasing seraient limités aux voitures les moins polluantes jusqu'à la fin de la législature. Dans le même temps, la proposition prévoit une revalorisation du budget mobilité afin d'encourager les alternatives à l'automobile.

Ce projet semble s'inspirer de propositions formulées par l'Open Vld et le CD&V par le passé. Les deux partis flamands apparaissent comme les pivots de la future majorité.

Magnette aborde la migration d'une manière modérée

Le chapitre consacré à l'asile et à la migration dans la note élaborée par l'informateur Paul Magnette est plutôt modéré, écrit mardi De Morgen. L'informateur adapte sa note en fonction des contributions qu'il reçoit des différents partis.

"Les autorités publiques doivent mener un débat ouvert sur la migration, de manière objective et dans le respect des droits de l'homme", écrit-il en introduction du chapitre "asile et migration".

Ce texte, qui remonte au 14 novembre, plaide notamment pour une modernisation des procédures de migration économique afin de les adapter aux réalités du marché de l'emploi. Il suggère également que les règles relatives au regroupement familial soient durcies (la N-VA a déposé une proposition de loi qui va dans ce sens, NDLR). La possibilité d'un statut de réfugié temporaire, qui expirerait à la fin d'un conflit donné, est aussi évoquée.

Parallèlement, l'informateur va dans un sens contraire de l'ex-secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken (N-VA), puisqu'il exclut la détention de familles avec enfants mineurs dans des centres fermés. Le texte de Paul Magnette préconise encore le contrôle parlementaire sur la délivrance de visas humanitaires et appelle à considérer les migrants en transit comme des victimes de la traite des êtres humains. Il tire également un trait sur la possibilité de visites domiciliaires qui avaient été gelées sous la législature précédente après une vive polémique.