La réforme de l'Etat est une opération d'austérité budgétaire portant atteinte au niveau de vie de tous les citoyens et qui reste une cause d'injustice pour Bruxelles et les francophones de la périphérie, a affirmé mercredi le président des FDF, Olivier Maingain.

Pour lui, les accords institutionnels engagent la Belgique sur la voie du confédéralisme qui affaiblira l'Etat belge et coûtera cher à tous les citoyens du pays.

"Ces réformes institutionnelles, qui satisfont largement les revendications du parlement flamand, sont une véritable remise en cause des droits et avantages dont bénéficient jusqu'à présent tous les citoyens du pays. La vérité sera plus dure encore lorsque les familles dans chaque région, sans doute plus directement en Wallonie et à Bruxelles, devront constater qu'elles ne bénéficient plus du même montant d'allocations familiales et que certaines d'entre elles verront celui-ci diminuer sensiblement. Idem dans le secteur des soins de santé et de l'aide aux personnes", a prédit le président des FDF.

D'après Olivier Maingain, cela explique pourquoi le gouvernement Di Rupo et la famille écologiste ne feront entrer en vigueur cette réforme qu'après les élections de 2014.

"Voilà pourquoi aussi le président de la N-VA, Bart De Wever, n'est plus demandeur d'une septième réforme de l'Etat. Le confédéralisme coûte également cher aux citoyens flamands maintenant que la crise rend leur Région plus vulnérable sur le plan économique. Bart De Wever sait qu'il aura encore besoin de la solidarité de la Wallonie et de Bruxelles, grâce à leur dynamisme démographique, pour financer les besoins d'une population flamande plus vieillissante", a encore commenté le président des Fédéralistes Démocrates Francophones, soulignant que par contre, en dépit de besoins de refinancement immédiats, celui-ci n'interviendra à Bruxelles au mieux, de manière très partielle, qu'à partir de 2014.

Enfin, un accord qui consacre tant d'injustices pour les 150.000 francophones de la périphérie bruxelloise et qui enferme toujours Bruxelles en Flandre n'est pas de nature à créer l'apaisement, a-t-il encore dit.

Bernard Clerfayt: "Les mauvaises nouvelles s'accumulent pour les Bruxellois"

Les réformes engagées par le gouvernement Di Rupo font miroiter monts et merveilles aux Bruxellois, mais malheureusement, tout est toujours balayé d'un revers de la main ou envoyé à une date ultérieure, a affirmé mercredi le député-bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (FDF). Selon lui, la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet a confirmé mardi que les Bruxellois ne se verraient pas octroyer un cent des 65 millions d'euros prévus pour la réforme des zones de secours.

"Ceux-ci doivent à présent s'endormir sur les 61 millions d'euros prévus cette année dans le cadre du refinancement de Bruxelles. Pour justifier le non-financement du gouvernement dans les services de secours bruxellois, la ministre avait mis en avant les accords obtenus en termes de refinancement de Bruxelles", a affirmé Bernard Clerfayt.

D'après le député-bourgmestre FDF, le Siamu bruxellois est financé par les habitants de la Région-capitale, via la taxe régionale (89 euros) et le pourcentage d'agglomération via les additionnels à l'impôt des personnes physiques (51 euros). Les ménages bruxellois paient 2 fois plus que les habitants des deux autres régions pour ce service.

"Les Bruxellois participent financièrement à la réforme des zones de secours pour les citoyens des deux autres Régions et ne reçoivent pas un euro. C'est profondément discriminatoire", a ajouté Bernard Clerfayt.

Toujours selon le député-bourgmestre de Schaerbeek, la Région centrale du Pays devrait dès lors pouvoir obtenir un financement équivalent au nombre total de pompiers -17% des pompiers du pays-, soit 11 millions d'euros.