En vertu de la loi de financement, les Communautés reçoivent leur financement du Fédéral qui leur reverse une partie importante des milliards d'euros de recettes TVA en fonction du nombre d'élèves de 6 à 17 ans qui sont régulièrement inscrits dans leurs écoles respectives.

Or, cette "clé élèves", comme on l'appelle dans le jargon, ne cesse de se dégrader ces dernières années au détriment de la FWB, la privant de plusieurs millions d'euros de recettes, et ce au bénéfice de la Flandre.

En 2006, la FWB percevait encore 43,07% de l'enveloppe TVA destinée aux Communautés. En 2019, ce seuil était passé à 42,47%, et à 42,46% en 2020.

Interrogé lundi en commission du Parlement par le député André Antoine (cdH), le ministre du Budget, Frédéric Daerden (PS), a indiqué que ladite clé tomberait à 42,28 en 2021, sans toutefois pouvoir chiffrer l'impact budgétaire direct pour les finances de la FWB.

Bien que la démographie soit soutenue au sud du pays, la FWB paie le fait que de nombreux parents francophones de Bruxelles décident de scolariser leurs enfants dans une école flamande.

La FWB pâtit aussi d'un plus fort décrochage scolaire, d'un succès plus important de l'enseignement en alternance (non comptabilisé dans la clé élèves), ainsi que de l'enseignement à domicile.

Face à cette évolution, M. Daerden a indiqué lundi que la FWB n'avait d'autres choix pour inverser la vapeur que de travailler à l'attractivité de son enseignement, notamment en créant de nouvelles places, mais aussi en rénovant les bâtiments scolaires dont l'état actuel de vétusté peut parfois, il est vrai, dissuader de nombreux parents.