Les négociations fédérales ont connu des difficultés ce week-end. Alors que les présidents des partis ont mis les bouchées doubles pour obtenir un gouvernement avant la date fatidique du 1er octobre, plusieurs formations politiques ont souhaité mettre sur pause les discussions, comme nous vous le rapportions ce dimanche 20 septembre. En cause, le comportement de Georges-Louis Bouchez qui laisserait perplexes certaines personnes autour de la table. " L'actualité assez pathétique m'amène à concevoir qu'il y a manifestement dans le paysage politique certains éléments plus perturbateurs que stabilisateurs", a regretté Maxime Prévot, sur les ondes de La Première. " Certains passent plus de temps à savonner la planche et à adopter des attitudes qui sont peu productives".

Selon le président du cdH, les interviews livrées par le leader libéral en ces temps cruciaux - " visant à donner quelques baffes à ses partenaires potentiels" - sont la preuve d'un "m anque de loyauté et de maturité". " Quand on fait de la politique et qu'on aime les médias, il faut, quand la situation est particulièrement tendue, résister à la tentation de vouloir sauter sur tout ce qui bouge pour faire parler de soi, a fustigé le bourgmestre de Namur. À force de faire n'importe quoi, on devient n'importe qui."

Mais Georges-Louis Bouchez n'a pas été la seule cible de Maxime Prévot. Le président du cdH a également taclé des partis de la Vivaldi, soulignant le retour des " vieux travers politiques". " Ils font des calculs d'apothicaire sur les postes et les castings plutôt que de savoir quelle va être l'ambition portée par ce gouvernement", a-t-il détaillé.

Enfin, concernant le Conseil National de Sécurité prévu pour ce mercredi, le bourgmestre de Namur ne s'est pas fait d'illusion. " Cela fait longtemps que j'ai fait le deuil de voir apparaître des mesures faciles à comprendre et cohérentes, a conclu M. Prévot. (...) Mais j'espère que le CNS pourra desserrer l'étau de la bulle de 5, même si l'on voit que les contaminations augmentent."