Après les vacances de Noël et les départs au ski, les contrôles de police visant ceux qui ne respecteraient pas une quarantaine n'ont pas encore été mis en place.

Chaque bourgmestre, disposant de la liste, a le droit de faire appel à sa police pour faire respecter la quarantaine. Cependant un souci est survenu... pour l'instant aucun mode d'emploi n'existe sur la démarche à suivre pour procéder à ces contrôles.

A Namur, Maxime Prévot (CDH) estime que le protocole n'est pas assez clair: "Si réellement ce qui va nous être procuré c’est une liste limitative, identifiant de manière spécifique des personnes qui se comportent volontairement de façon problématique alors je peux comprendre que la police puisse intervenir pour leur tirer l’oreille et leur rappeler la responsabilité collective", explique-t-il dans un premier temps.

"Si par contre on est dans un schéma où on demande finalement à la police de faire du baby-sitting en allant vers les domiciles de toutes les personnes qui sont censées respecter une quarantaine pour s’assurer qu’elles le font bel et bien, alors je n’ai pas du tout envie de confier cette mission à ma police, j’estime que ce n’est pas son rôle et que pour l’instant elle a d’autres chats à fouetter", déclare le bourgmestre de Namur.

L'une des choses qu'il souhaite absolument éviter, ce sont les recours en justice: "Dans l’état actuel des choses je suis assez réservé sur la démarche. Je peux comprendre le caractère louable mais a priori je ne suis pas persuadé que la démarche ne va pas se révéler outrancièrement intrusive et probablement pas en adéquation avec les missions premières de la police qui sont déjà chargées dans cette crise sanitaire", conclut-il au micro de la RTBF.