Maxime Prévot, le président du cdH, veut "voir les nouveaux gouvernements réussir dans l'intérêt des francophones", a-t-il déclaré samedi lors du traditionnel discours des Fêtes de Wallonie. Alors que son allocution s'adressait principalement aux Namurois, le bourgmestre de la capitale wallonne a tout de même tenu à adresser quelques mots aux nouvelles majorités en Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

"L'annonce extrêmement récente de nouveaux gouvernements wallon et communautaire est une bonne nouvelle à double titre", a-t-il affirmé. "D'abord, parce que les citoyens et citoyennes, même s'ils aiment de moins en moins les hommes et femmes politiques - et croyez bien que nous le déplorons - aiment encore moins que l'on tergiverse longuement avant de les doter de gouvernements, quoi qu'on puisse penser de leur composition. Ensuite, parce que cela nous offre à présent des interlocutrices et interlocuteurs identifiés avec lesquels travailler les synergies et les effets de levier entre la Wallonie et sa ville-capitale."

"Seul le bourgmestre s'exprime à cette tribune, pas le président de parti. Et de toute façon, quand un nouveau gouvernement est mis sur pied, on doit vouloir qu'il réussisse pour que le bonheur de tous s'en trouve amélioré. C'est également le vœu que je formule dans l'intérêt des francophones", a-t-il ajouté.

Après cette déclaration, Maxime Prévot a épinglé la neutralité effective des mesures décidées par les gouvernements au niveau des finances communales. "On ne parle plus du pour cent d'augmentation du fonds des communes en sus de l'inflation. Mais j'imagine que c'est une omission", s'est-il interrogé. "En revanche, la reprise par les provinces des parts communales dans le financement des zones de secours est une perspective réjouissante."

"Quoi qu'il en soit, quelles que soient les décisions futures, j'exhorte chacun, chacune, à veiller à ce que les effets ne soient pas néfastes pour les communes car si on affaiblit nos finances, on affaiblit le premier investisseur du pays, la diversité et qualité des services rendus, ainsi que le volume du personnel engagé", a-t-il conclu.

Alors que l'an dernier, le bourgmestre s'était fait remarquer en entonnant "Don't stop me know" de Queen, cette fois il n'a pas souhaité pousser la chansonnette. Il s'est contenté d'entonner avec toute l'assemblée l'hymne namurois en fin de cérémonie. Après quoi, il n'a pas manqué d'échanger quelques mots et de prendre le pose avec le ministre wallon du Budget, des Finances, des Aéroports et des Infrastructures sportives, Jean-Luc Crucke (MR).

Plusieurs activistes du collectif de défense du parc Léopold étaient présents à l'entrée de l'hôtel de ville. Sur leurs panneaux, on pouvait notamment lire "Un Max pour le climat?". Une interrogation à laquelle le maïeur n'a pas manqué de répondre lors de son discours, assurant que l'écologie et en particulier la verdurisation de l'espace public sont des priorités pour la Ville de Namur.