Sur le plateau de VTM Nieuws ce dimanche, Pieter De Crem s'est exprimé sur la suite des mesures de déconfinement qui vont être prises en Belgique. Et selon lui, il ne devrait pas y avoir de deuxième lockdown, même si le nombre de contaminations devait repartir à la hausse.

Pour le ministre de l'Intérieur, même s'il devait y avoir une augmentation significative du nombre de contaminations au coronavirus, il n'y aura pas de retour en arrière vers un confinement à nouveau plus strict, comme celui mis en place en mars dernier. "Si on doit faire face à une seconde vague, nous aurons un autre scénario. Ce sera le testing et le tracing. Mais il n'y aura plus jamais de nouvelles mesures aussi restrictives que lors du premier confinement", a-t-il affirmé sur la chaîne flamande.

Pour Pieter De Crem, "il serait impossible de revenir à ce que nous avons vécu" en termes de confinement depuis mi-mars. Pour lui, les Belges ne pourraient pas le supporter, et ce serait difficile à remettre en place au niveau organisationnel.

Van Laethem: "Deux possibilités"

Ces propos ont tout de même fait réagir Yves van Laethem ce lundi matin sur Bel RTL. Le porte-parole interfédéral a voulu se montrer plus nuancé: "Dans une pandémie, tant qu’on n’a pas un médicament qui tue le microbe, et qui améliore le pronostic vital (ndlr des patients), tant qu’on n’a pas un vaccin, ce qui ne sera pas le cas avant l'automne ou l'hiver, on n'a que deux possibilités". Tout d'abord : "faire ce qu'on fait pour l'instant, c'est-à-dire dépister les cas et faire leur suivi (ce qu'on n'a pas été capable de faire pendant la première vague). Et bien sûr l'intensifier si des nouveaux cas viennent à apparaître".  

La deuxième possibilité, c'est tout simplement le confinement. "Et si tout cela ne suffit pas, il faut couper les barrières de transmission. Et la seule manière de le faire, c'est de mettre les gens à l'abri. Alors on l'appelle comme on voudra, mais on l'appelle lockdown", a conclu l'infectiologue.