Les négociateurs socialistes, écologistes, DéFI et Open Vld ont repris mardi le chemin du parlement bruxellois pour entamer leur sprint final en vue d'un accord de gouvernement en Région-capitale.

Les travaux ont repris alors que le MR a continué à exercer de l'extérieur une pression pour tenter d'obtenir un accès à la future coalition. Il y a peu de chances que la démarche aboutisse. Seul le partenaire libéral flamand a émis le souhait d'être rejoint par le parti frère, mais il semble que ses représentants bruxellois ne soient pas prêts à en faire un casus belli.

Chez les autres, il n'est pas question de changer son fusil d'épaule, certainement si près de l'arrivée.

"Je veux continuer à travailler avec les six partis avec lesquels on travaille dans un bon esprit pour changer la ville", a affirmé Elke Van den Brandt (Groen) au moment de franchir l'imposante porte d'entrée du 69 de la rue du Lombard.

"Il y a six partis autour de la table (ndlr: sans le MR). Nous espérons conclure les plus rapidement possible un bel accord de gouvernement... Vous pouvez me torturer, je ne dirai pas autre chose", a surenchéri Laurette Onkelinx. La négociatrice PS n'a pas voulu s'enfermer dans une limite de temps.

"C'est sportif, il ne faut jamais négliger la dernière ligne droite a-t-elle ajouté. Laurette Onkelinx a indiqué par ailleurs que les groupes techniques qui se sont penchés, après la réunion de lundi, sur des questions notamment fiscales avaient bien travaillé.

Le moins tendre à l'égard de la démarche du Mouvement réformateur a été le président de DéFI, Olivier Maingain. "Le MR cherche à s'introduire presque par effraction dans cette négociation, au point qu'il est prêt à accepter quasi telle quelle la note qui est débattue. Derrière cela, je vois l'ombre de la N-VA", a-t-il lancé.

M. Maingain n'a visiblement pas de doute sur l'attitude qu'adopteront les négociateurs libéraux flamands au cours de l'après-midi. "Je sais que les négociateurs Open Vld sont désireux d'aboutir", a-t-il commenté à ce propos.

Lundi les négociateurs avaient interrompu leurs travaux après moins de deux heures de réunion. Ils avaient toutefois aussitôt signifié par communiqué que leur intention était toujours d'avoir un nouveau gouvernement en Région bruxelloise d'ici le 21 juillet.