La tension monte au fédéral, alors que les informateurs feront rapport au Roi ce lundi. Si l'on parlait il y a peu de la possible "préformation" d'un gouvernement, il semblerait que cette possibilité soit écartée. En cause: les déclarations du CD&V qui maintient sa volonté de ne pas mettre de côté son partenaire au sein de la coalition flamande, la N-VA. C'est ce qu'a notamment constaté Denis Ducarme (MR) sur le plateau de RTL ce dimanche 12 janvier. "C'est clair que si demain, le CD&V dit ok au schéma Vivaldi (NDLR: PS et SP.A, Ecolo et Groen, MR et Open VLD et CD&V), on a un gouvernement", a lancé le libéral, réaffirmant que les cartes se trouvaient désormais entre les mains du parti démocrate-chrétien flamand.

Un rôle qui ne semble pas forcément plaire à la formation politique présidée par Joachim Coens. "C'est de nouveau le CD&V qui doit sauver l'Etat?", a rétorqué Eric Van Rompuy (CD&V) à Denis Ducarme. "Il ne faut pas nous forcer à entrer dans une coalition Vivaldi", a-t-il encore ajouté.

Du côté du MR, pourtant, il semblerait que ce soit la formule privilégiée. C'est ce qu'a en effet laissé comprendre Pierre-Yves Jeholet, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Des propos qu'a toutefois tenu à nuancer Denis Ducarme et par la suite, le président du Mouvement réformateur, Georges-Louis Bouchez. "La coalition que privilégie le MR, c'est celle d'un gouvernement formé dans les plus brefs délais", a rectifié le Montois.

Pour l'Open Vld, toutes ces déclarations et ces exclusives de la part de certains partis donnent un goût de retour en enfance. "J'ai l'impression qu'on est un peu à la plaine de jeux, a déclaré Els Ampe (Open Vld) sur le plateau de RTL. Avec toi je veux jouer, avec toi je ne veux pas. Il faut arrêter les jeux stratégiques et rester au contenu: qu'est-ce qu'on va faire pour les citoyens?"