Le président du CD&V Joachim Coens a rappelé mercredi, à l'issue de son audience avec le Roi au Palais de Bruxelles, la préférence de son parti pour un gouvernement fédéral disposant d'une majorité dans chaque groupe linguistique. "La confiance est en péril" avec le PS, a-t-il aussi ajouté.

"Nous avons toujours plaidé pour la stabilité et pour un gouvernement qui dispose d'une majorité côté flamand et côté francophone. Nous, avec nos 12 sièges, nous avons essayé. C'est à d'autres maintenant de savoir ce qu'ils vont faire. C'est à quelqu'un d'autre de prendre la main", a ajouté le président des chrétiens-démocrates flamands, dont était issu le chargé de mission royale Koen Geens. Ce dernier avait présenté sa démission vendredi dernier après que le président du PS a rappelé dans la presse sa volonté de ne pas gouverner avec la N-VA.

"M. Geens a été très clair. Il est très déçu de ce que M. Magnette et le PS ont fait. La confiance est en péril."

Joachim Coens, qui a lui aussi assuré une mission d'information en duo avec Georges-Louis Bouchez (MR), a également fustigé le veto du PS et d'Ecolo à l'encontre de la N-VA. "Ce qu'ils font est dangereux. C'est difficile de parler de cela côté francophone, mais vous devez savoir que c'est important pour nous."

Le tour de consultations royales s'est terminé mercredi après-midi avec la présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten. L'audience a duré une heure, soit deux fois plus longtemps que pour les autres présidents de partis. La libérale flamande n'a fait aucun commentaire tant à son arrivée qu'à son départ du Palais de Bruxelles.

Le Roi Philippe a ainsi reçu en trois jours les présidents de tous les partis susceptibles d'entrer en négociation en vue de former un gouvernement fédéral. Les supputations vont bon train sur le nom du nouveau chargé de mission royale, qui pourrait être connu ce mercredi soir. L'hypothèse de la nomination d'une personnalité issue de l'Open Vld est notamment envisagée.