Politique belge La N-VA souhaite que les deux partis expliquent "pourquoi certaines coalitions ne sont pas possibles".


La N-VA souhaite que le CD&V et l'Open Vld détaillent clairement pourquoi ils ne veulent pas monter au pouvoir en Flandre avec un programme approuvé par le Vlaams Belang. C'est ce que Peter De Roover, président du groupe des nationalistes à la Chambre, a déclaré ce matin dans l'émission de Radio 1, De Ochtend.

"Je pense que l'opinion publique a le droit de savoir pourquoi certaines formules ne sont pas possibles", a déclaré De Roover.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, teste depuis plusieurs semaines les différentes possibilités pour la formation d'un nouveau gouvernement flamand. De Wever a déjà eu trois séries de discussions avec le Vlaams Belang. Cependant, la N-VA et le parti de Tom Van Grieken ne disposent pas ensemble d'une majorité. Il leur faut donc trouver une troisième larron, mais ni le CD&V, ni l'Open Vld ne veulent monter au pouvoir avec le Vlaams Belang.De Roover affirme que chaque parti - y compris le Vlaams Belang - doit indiquer clairement ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas dans un accord de coalition.

"Dire non au Vlaams Belang, simplement parce que ce parti s’appelle Vlaams Belang"

Il a souligné que son parti, la N-VA, avait également un certain nombre "d'attentes et de lignes rouges". Les nationalistes pensent que les partis ne peuvent pas rejeter un programme gouvernemental éventuel, simplement parce que le Vlaams Belang le soutiendrait. "Si le Vlaams Belang laisse tomber les points de son programme qui dérangent, je ne vois pas où est le problème", déclare De Roover. Si le CD&V et l'Open Vld disent "non" à un gouvernement avec le Vlaams Belang (ou avec son soutien), ils doivent clairement expliquer pourquoi ils le font, a déclaré De Roover. "Dire non au Vlaams Belang, simplement parce que ce parti s’appelle Vlaams Belang suscite l'indignation au sein de l’opinion publique", estime M. De Roover.

La députée Barbara Pas, négociatrice pour le Vlaams Belang, a par ailleurs indiqué à "De Ochtend" que des discussions sur le fond avaient déjà eu lieu avec le formateur Bart De Wever. "Il y a des mesures sur la table. Je suis très curieuse de savoir quelle sera la réaction des autres partis, car je pense qu'il n'y a pas grand-chose à y objecter."

Du côté de l'Open Vld, on s'impatiente

Gwendolyn Rutten a interpellé Bart De Wever ce matin sur Twitter, citant un discours de Cicéron. "Quousque tandem tutem, @Bart_DeWever, patientia nostra?", a-t-elle écrit. Ce que l'on peut traduire: "Combien de temps allez-vous jouer avec notre patience, Bart De Wever"? Avec ce tweet, la présidente de l'Open Vld, Gwendolyn Rutten, demande au président de la N-VA, Bart De Wever, de clarifier l'état d'avancement de la formation du gouvernement flamand, en particulier les discussions avec le Vlaams Belang.

Les négociations flamandes semblent avoir atteint un point important.