Selon la loi de 1996 visant à sauvegarder la compétitivité, c'est le gouvernement qui prend la main si les interlocuteurs sociaux ne sont pas parvenus à un consensus dans les deux mois après publication du rapport du Conseil central de l'économie établissant la marge maximale disponible en vue de l'AIP. Ce rapport qui préconise une évolution du coût salarial ne dépassant par 0,4% (hors indexation) a été publié le 14 janvier dernier.

Mais "l'objectif du gouvernement est de faire réussir le dialogue social", a tempéré le ministre face aux élus, mardi. "Même si le délai prévu par la loi est dépassé, tant que les deux parties ne disent pas que les négociations ne sont plus possibles, je laisse cette possibilité". Il faut donner "de l'espace" à cette négociation, et de la "sérénité", ajoute-t-il.

Quant à la répartition de l'enveloppe bien-être, "les deux parties nous ont déjà dit à plusieurs reprises qu'ils sont à un cheveu d'un accord", affirme le ministre socialiste.

Les discussions coincent pourtant entre syndicats et employeurs. Parmi les premiers, la CSC et la FGTB ont appelé lundi à une grève nationale, qu'ils disent avoir été bien suivie. Du côté des seconds, on refuse de découpler les négociations sur la norme salariale et celles sur l'enveloppe bien-être.

Le gouvernement a déjà envoyé deux courriers aux partenaires sociaux, évoquant des possibilités d'avantages propres à certaines entreprises, hors du calcul de la marge salariale.